Un
audit à la demande d’Antoine Dusquene en mai 2001
sur la réforme des polices. Un audit intermédiaire a
été remis au ministre en novembre 2001. Les
résultats auraient été tellement catastrophiques que
le ministre n’aurait pas osé le rendre. Il circule
donc de manière restreinte et reste confidentiel.
L’audit dénonce entre
autres une « absence de transversalité et de
communication pouvant contribuer à un déficit de
clarté dans la définition des objectifs et des
activités de la police ». Le rapport insiste sur
l’impossibilité d’évaluer « tant le coût que
l’efficacité de chaque service » et dénonce «
l’absence de coordination entre les différentes
activités » de la police. Il révèle également que «
les projets sont souvent définis de manière
verticale et non horizontale », ce qui entraîne
souvent « des doubles emplois et une mauvaise
répartition des tâches ».
Devant de si mauvais
résultats, le ministère de l’Intérieur a demandé à
la société de conseil de revoir sa copie. La
nouvelle version devrait être connue aujourd’hui.
Antoine Duquesne a
qualifié ses informations de "sottises".
Par ailleurs, en
réponse aux recommandations de l’audit, le ministre
de l’Intérieur a déclaré aujourd’hui que la police
fédérale devra à l’avenir mieux cibler ses
objectifs, optimaliser l'affectation du personnel,
diminuer les tâches administratives des policiers et
mieux définir les responsabilités des hiérarchies.
La police fédérale
devra réaliser des plans stratégiques sur base du
plan de sécurité fédéral. Cette planification doit
déboucher sur une meilleure affectation du
personnel: les tâches administratives devront être
remplies par du personnel civil. Les policiers
pourront ainsi se consacrer à des tâches
opérationnelles. L'équipement informatique sera
modernisé.